A l’origine, dans les conditions carcérales et hospitalières de ses débuts, Pilates travailla avec les outils et le matériel qu’il avait sous la main, c’est-à-dire un lit avec des ressorts, une chaise.
Améliorés, « civilisés » les outils restent fondamentalement les mêmes, le principal s’appelle le « Reformer » qui permet de faire travailler :
- la respiration
- les appuis, l’endurance
- l’alignement et la posture du corps
- la circulation
- le massage des organes internes
- l’articulation de la colonne vertébrale
- l’étirement des chaînes musculaires
- le renforcement des muscles profonds qui soutiennent le squelette
- le travail, en profondeur, des abdominaux, des fessiers
- l’étirement du dos
- l’ouverture et la mobilité des épaules …
Les outils inventés et mis au point par Pilates permettent un travail qui mobilise tout le corps en permanence et non seulement une partie. Ce n’est pas la machine qui va conduire le travail mais par la résistance graduée qu’elle produit, à l’aide de ressorts, elle permet au corps de se structurer, de progresser, en alliant à la fois, la respiration, le mouvement et la « symbolisation » du mouvement. Pilates affirme en permanence qu’un mouvement symbolisé, visualisé acquiert une efficacité beaucoup plus importante. Dans cette optique l’essentiel est la justesse du mouvement, la qualité plutôt que sa répétition souvent fastidieuse.
Même dans des situations extrêmes, le corps est toujours mobilisé dans des situations de sécurité avec des exercices variés et gradués en fonction des possibilités de chaque personne.
Au-delà de son aspect technique d’outil, la machine intervient, également, comme une médiation. Médiation entre celui qui montre et celui qui fait, mais aussi médiation par rapport à soi-même, par rapport à l’image souvent erronée que nous avons de nous-mêmes de nos possibilités. Elle permet de retrouver des sensations nouvelles, de sentir des zones ou parties du corps jusqu’alors « inexistantes », de les nommer …