Tout travail corporel s'inscrit dans ce contexte, dans cette actualité du "bien-penser". Comme toute technique, réflexion ou invention de notre époque, Pilates n'échappe pas à ces effets de mode et à ses avatars, il n'est que de voir la frénésie de tous les médias par rapport à cette technique en vogue qui a converti les athlètes, les stars et autres comédiens.
Joseph PILATES a transmis une méthode qui introduit un travail corporel différent, non la maîtrise et la performance, mais la reprise, et la symbolisation d'une histoire personnelle. De la même manière qu'une psychanalyse permet de lever, de parcourir les éléments refoulés de son existence, et d'accéder à une vérité de son histoire toute relative parce que personnelle, ce travail de gymnastique douce peut amener à "réveiller" certaines parties du corps qu'on ne ressentait plus ou mal.
En général, tous les endroits du corps qui ont été touchés, marqués au cours de notre existence vont se rappeler à nous lors de ce travail. Pour le client cela commence souvent par la sensation d'une étrangeté : "je sens quelque chose de nouveau"...
Nous sommes dans l'ordre de la sensation, du ressenti, quelque chose de relatif, or la personne a tendance à le prendre pour une vérité, un absolu.
Si le corps commence à bouger, pour autant la disponibilité nouvelle qu'apporte le travail en cours n'est pas intégrée. Avec les mouvements de gymnastique douce proposés et inhabituels pour elle, la personne peut-être surprise. Au début, prendre conscience simultanément de plusieurs zones du corps, tout en se concentrant sur la respiration peut sembler difficile !
Le terme gymnastique douce Pilates prend là tout son sens, c'est progressivement que le travail corporel avance.
Le but du travail est de mobiliser toutes les forces de vie du sujet pour qu'il puisse exister et accepter ce corps, le sien, qu'il vit souvent comme imparfait.